bt-espace-adherent

logo

Les modes de chasse

Les modes de chasse en Auvergne sont variés, à l'image des milieux et de la faune sauvage. Ci-dessous quelques exemples.

 

La chasse devant soi

C'est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies.
La chasse avec chien d'arrêt concerne essentiellement le gibier à plumes (perdrix, bécasses, faisans, etc.). Le chien d'arrêt (Braques, épagneuls, Pointers, Setters, Griffons, etc.….) prend l'émanation du gibier, l'approche, le marque et l'arrête jusqu'à l'arrivée du chasseur. Un grand chien d'arrêt est particulièrement appréciable en plaine.


La chasse avec chiens " leveurs de gibier " se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le Springer ou le Cocker. Ils trouvent le gibier (le lapin, le faisan, la bécasse) mais ne l'arrêtent pas et le font partir sans le poursuivre. Ils peuvent travailler dans tous les types de milieux mais excellent dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc.


2 races de chiens d’arrêt « Made in Auvergne » :

  • Le Braque d’Auvergne

Le braque d’Auvergne est une race très ancienne, présente depuis plus de 2 siècles dans la région du Cantal. Certainement issu de la souche commune à tous les braques, il est le produit d’une sélection à laquelle auraient participé les Chevaliers de l’Ordre de Malte. Créé par et pour des chasseurs, il a une identité forte, un apport de sang de pointer eut lieu. Son premier standard fut rédigé en 1913.

Aptitudes et caractères

Le braque d’Auvergne est un chien robuste, énergique, rapide. Ce chien vif s’adapte à tous les milieux et est doté d’un nez très fin, possède un arrêt ferme et est un très bon rapporteur. Spécialiste de la perdrix et du faisan, il est également un bécassier reconnu. Le braque d’Auvergne est un chien affectueux, souple de caractère et très attaché à son maître.

  • Le Braque du Bourbonnais

Le braque du bourbonnais était déjà connu au XVIième siècle comme un « chien habile à chasser la caille ». Il était décrit comme un chien rustique, naissant la queue courte, entièrement blanc tacheté de marron clair ou truité de fauve. Assez répandu au début du XXième siècle, les 2 guerres mondiales lui portèrent un coup fatal. Un club de race avait été fondé en 1925. Actuellement, des éleveurs se sont donné pour mission, la survie de la race.

Aptitudes et caractères

Le braque du bourbonnais est un chien rustique, pas trop rapide et doté d’un flair subtil. Il s’adapte à tous les terrains et aux gibiers les plus variés. Son arrêt est précis et il est réputé comme un grand spécialiste de la perdrix et de la bécasse. Doux et affectueux, c’est un excellent compagnon.

haut

La chasse aux chiens courants

La meute quête dans la rosée du matin, trouve la voie de l’animal recherché, la travaille, la remonte pour levé et mené aussi longtemps que la voie le permettra. Le chasseur se poste à proximité d'un passage qu'il a repéré pour tirer l’animal ou simplement le regarder passer afin de profiter encore de la musique. Cette chasse tient à la fois de la vénerie et de la battue. Le gibier chassé est le lapin, le lièvre et le renard.

haut

La battue

En Auvergne, la chasse en battue passe le plus souvent par l’utilisation de chiens courants. Les Traqueurs tentent de mettre les chiens sur la voie du gibier recherché. La meute rapproche avec plus ou moins de facilité. Les récries se rapprochent et c’est le lancé. La menée fait trembler la vallée et suscite l’émotion des chasseurs postés. Tous les sens en éveil, il faudra faire vite pour identifier le gibier et ajuster son tir.
C'est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en Auvergne. Les espèces chassées sont principalement le sanglier, le chevreuil, le cerf. Des chiens de " petit pied " sont aussi utilisés (Fox, Teckel, etc.) mais le chasseur perd le plaisir de la "musique", celle que procure quelques grands chiens bien gorgés.

haut

Chasse à l’affût

On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux.

Ce mode de chasse permet l'identification précise de l'animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d'un affût (mirador).

Les gibiers chassés sont : le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard.

haut

Chasse à l’approche ou pirsche

A pied, on recherche et on approche le gibier.

Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d'un animal. L'usage de jumelles permet une bonne identification de l'animal avant le tir. Les animaux chassés sont le chevreuil, le cerf, le sanglier ou, dans les montagnes du Cantal et du Puy de Dôme, le chamois et le mouflon. C’est le mode de chasse de prédilection des archers.

haut

La grive au poste de tir

Soit le soir lorsqu’elles rentrent au dortoir, soit au moment de la migration, ou encore l’hiver lorsqu’elle sont en grandes bandes, les grives peuvent être chassées à l’affût. Dans ce dernier cas, la technique la plus pratiquée et la plus efficace constite à construire une cabanne à proximité d’un arbre à baie, le sorbier est idéal. De là, on peut tirer les grives avec une arme de petit calibre.

 

haut

La chasse des palombes au col

Le relief d’Auvergne guide les pigeons dans leur migration. Certains passages comme les cols sont incontournables pour aller d’une vallée à l’autre. Posté à un endroit stratégique, le chasseur pourra prélever quelques belles « bleues » et profiter d’un spectacle pour le moins sensationnel.

haut

La chasse à la passée

On se cache là où le gibier d'eau passe (en bordure de cours d’eau ou d’étang), le matin et le soir.

Tôt le matin ou le soir au crépuscule, le chasseur se dissimule à proximité du passage présumé des canards, entre leurs zones de repos et de gagnage. Immobilité et camouflage sont les atouts essentiels. Un chien de rapport (labrador, golden retriever) est souvent indispensable.

haut

La vénerie

Ce sont les chiens qui chassent et capture le gibier, "appuyés" par les veneurs.
On distingue la grande vénerie qui se pratique à cheval, la petite vénerie qui se pratique à pied et la vénerie sous terre. La grande et la petite vénerie (chasse à courre) consistent à prendre les animaux avec la seule aide d'une meute de chiens. La chasse à courre est très ancienne.

  • La grande vénerie

En Auvergne, c’est dans l’Allier qu’elle est essentiellement pratiquée. L’absence de relief de la forêt de Tronçais favorise ce mode de chasse. Elle concerne le cerf, le chevreuil, le sanglier.
Il y a de nombreux équipages aujourd'hui en Auvergne. Elle est pratiquée par des équipages de veneurs, "les piqueux" et les "boutons", sous la direction d'un "maître d'équipage". Les chiens utilisés en grande vénerie sont des grands chiens courants. La meute est toujours spécialisée sur l'espèce de gibier recherchée. Avant de commencer la chasse, le "piqueux" doit localiser l'animal, c'est le "rembucher". Il fait rapport au maître d'équipage qui décide de l'animal dans la voie duquel ils seront lâchés.
La meute de chiens lance alors l'animal et le poursuit en donnant de la voix jusqu'à ce qu'il soit épuisé et qu'il se laisse prendre : c'est "l'hallali", ensuite il est servi, (c'est-à-dire achevé) par le veneur. La chasse s'accompagne de sonneries de trompes qui indiquent les principales circonstances du "laisser courre".

  • La petite vénerie

Se pratique surtout sur le lièvre, le renard et le lapin.Le veneur est à pied. Cette chasse demande beaucoup d'expérience et d'endurance. Les chiens sont de taille moyenne (anglo-français tricolore par exemple). Le veneur suit ses chiens à la course, les fait chasser et n'utilise pas d'arme.

  • La vénerie sous terre

La vénerie sous terre, ou chasse sous terre, ou encore déterrage, consiste à capturer renards et blaireaux dans leur terrier. Après avoir introduit des chiens (Fox Terrier, Teckels, etc.) dans les gueules de terrier il faut suivre la chasse l'oreille collée au sol.
Si les chiens parviennent à acculer le gibier, les hommes creusent pour capturer l'animal au fond du terrier. C’est la seule méthode autorisée et efficace pour réguler les populations de Blaireaux là où ceux-ci commettent des dégâts aux cultures.

haut

La chasse au vol

On utilise des oiseaux de proie pour capturer le gibier.

Cette chasse utilise l'instinct prédateur des rapaces spécialement affaîtés (dressés) pour chasser le petit gibier à plumes, les corvidés et des mammifères (lapins essentiellement). On utilise des faucons pour la chasse de haut vol (le faucon pique de haut sur sa proie) et des autours, éperviers, ou aigles, pour la chasse de bas vol (le rapace poursuit sa proie à l'horizontal). Les obstacles pour l'exercice de la fauconnerie sont nombreux : d'abord réglementaires (détention d'espèces protégées) puis cynégétiques : l'entretien de l'oiseau exige beaucoup de temps, de savoir et des territoires giboyeux.

haut

La chasse à l’arc

On utilise un arc comme arme de chasse.
Longtemps interdite car assimilée bien à tort à du braconnage, la chasse à l'arc a (re)gagné depuis 1995 - année de sa reconnaissance - ses lettres de noblesse. Cette chasse à tir est silencieuse ; particulièrement difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux. C'est en effet à quelques mètres seulement qu'il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche. On chasse à l'affût ou à l'approche.
Tous les types de gibiers peuvent être chassés à l'arc (lapin, lièvre, ragondin, rat musqué, oiseaux, grand gibier…). Le matériel, notamment les pointes de flèches, doit être spécialement adapté. A ne pas confondre avec l'arbalète qui est interdite à la chasse.
La chasse à l'arc séduit deux types de publics : ceux qui ont beaucoup chassé et qui cherchent des difficultés et des sensations nouvelles, et ceux qui ne sont pas attirés par la chasse au fusil.

haut

La chasse au furet

On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins. Ceux-ci en sortent le plus vite possible pour échapper au prédateur. Compte tenu du médiocre état des populations de lapins, ce mode de chasse n’est plus beaucoup pratiquée car destructeur. En revanche la technique est utilisée pour capturer les lapins là où leur présence n’est pas souhaitable afin de les réintroduire dans des endroits que les chasseurs aménagent pour le réimplanter.

 

haut

Entrainement-permis

Agenda

« Décembre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Vidéos

Chasseurs de l'Allier - AG 2017